La notion d’espace est une notion complexe, que l’enfant élabore petit à petit parce que la saisie visuelle des informations de l’environnement (comme celles contenues dans les supports écrits qu’on lui fournit à l’école) est fiable et stable.


L’enfant DVS a donc des difficultés à situer les éléments les uns par rapport aux autres (topologie), mais également à orienter les éléments par rapport à son propre corps (difficultés de notion gauche - droite, difficulté avec les obliques).


La conséquence de tout cela est une grande difficulté pour l’écriture qui est maladroite, malhabile, les lettres sont variables dans leur exécution d’une fois à l’autre.


En classe, l’écriture progresse avec les années scolaires, mais l’enfant reste lent.

Il dépense toute son énergie pour la calligraphie aux dépens de l’écoute, de la compréhension, du sens. La vitesse d’écriture reste en deçà de celle des enfants du même âge et s’y ajoute une dysorthographie, plutôt lexicale (due à la difficulté de photographie des mots).



Outre l’écriture, l’enfant DVS peine en

mathématiques :

L’enfant DVS a par exemple beaucoup de difficultés à dénombrer une collection, il oublie des éléments, il en compte plusieurs et le résultat, toujours différent, est pratiquement toujours faux : il a donc beaucoup de difficultés à acquérir la notion de nombre.

en géométrie, ses constructions sont sales, mal proportionnées.


lecture, il risque d’oublier des lettres, d’oublier des mots, de sauter des lignes.

En classe, comment aider un enfant DVS ?


  1. -Installez-le proche du tableau, sur une table et une chaise à bonne hauteur (je rappelle qu’un enfant est bien installé lorsqu’il a 2 angles droits : un aux genoux, talons à plat par terre, l’autre aux coudes, avant bras à plat sur la table, coudes près du corps)

  2. -Installez-lui un set de bureau anti-dérapant avec un pot à crayon fixé dans/sur la table : un enfant DVS fait tomber régulièrement son matériel scolaire, cahiers, livres, mais aussi trousse, règle, crayon...

  3. -Evitez-lui les recopiages au maximum. Passer du tableau à la feuille demande un effort de repérage spatial particulièrement difficile et est donc source de double-tâche pour l’enfant DVS.

  1. -Utilisez des feuilles aux lignages agrandis, en couleurs. Vous trouverez ici un lignage que j’utilise régulièrement au cabinet pour les enfants DVS. Je vous le propose en différentes tailles. Imprimez en couleur, et proposez à l’enfant de choisir celui qui lui convient le mieux.

  1. -Evitez la verbalisation du geste à fournir (ex: tu montes, tu tournes, tu redescends, tu tournes à droite...), qui ralentit considérablement le geste d’écriture de l’enfant. Lors de l’apprentissage de l’écriture, préférez le travail sur tableau ou grand support vertical, ou répéter le geste avec tout le corps, si besoin. (boucles au ruban avant de passer sur tableau, puis sur feuille).


  1. -Respecter un ordre logique d’apprentissage des lettres, qui les regroupe suivant le geste à effectuer pour les tracer : boucles, puis étrécies (boucles rétrécies, sans volume à l’intérieur), arcades et lettres rondes. Gardez les lettres complexes telles que le r, le v, le z pour plus tard.


  1. -Lorsque l’enfant est suivi par un rééducateur, prenez contact avec lui afin d’homogénéiser le vocabulaire qui sera utilisé avec l’enfant.

Merci à Adrien Honnons pour la réalisation de ce petit dessin animé expliquant la dyspraxie.


Je rappelle que l’écriture manuscrite n’est pas impossible pour les enfants DVS. lire ici...

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