La graphomotricité est la psychomotricité appliquée à l’acte d'écriture. L’acte graphomoteur est le prolongement psychomoteur de la motricité fine. L'écriture est une praxie (motricité volontaire) fine mais il ne s'agit pas que de la main : on écrit avec son corps.
L’écriture est le résultat de la combinaison de plusieurs mouvements:
-translation du coude
-rotation du poignet
-rotation et flexion-extension des doigts
Ces mouvements sont liés à des éléments moteurs, spatio-temporels et kinesthésiques.
Trois conditions sont nécessaires à l’apprentissage de l’écriture :
Sur le plan intellectuel, l’enfant doit avoir acquis le stade du symbolisme c’est à dire êter capable de dissocier la représentation et l’objet ou l’action. L’enfant commence par réaliser des idéogrammes, des simulacres d’écriture, copier des signes sans mettre du sens derrière ; puis, il fait la liaison entre les sons et les lettres et entre le concept idée et le graphème (écriture spontanée).
Ensuite, l’apprentissage de l’écriture nécessite de bonnes capacités d’attention et de mémoire. L’enfant doit également être capable de différencier et de reconnaître les lettres et posséder une bonne structuration:
sur le plan moteur. Une maturité suffisante du système moteur est nécessaire pour une stabilisation au niveau tonique et posturale, pour le contrôle de la force, de la pression et de la coordination des mouvements de progression (translation du bras de gauche à droite) et des mouvements d’inscription (mouvement des doigts et de la main). Le développement neurologique va permettre un contrôle progressif des doigts. Cela aura une répercussion sur la capacité à dissocier les mouvements des deux mains et les différents segments d’un même bras.
La latéralité va permettre à l’enfant d’être plus habile d’une main. Les coordinations occulo-motrices jouent un rôle important dans l’écriture : l’œil suit la main puis la guide et enfin la contrôle car la main automatise progressivement le mouvement grâce à la mémoire kinesthésique.